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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 1.djvu/105

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Nous pourrions étendre beaucoup ces curieuses citations, mais il nous reste à parler de choses trop importantes pour les multiplier ; elles feront sans doute vivement regretter, sous le rapport littéraire, cet ouvrage antique du VIIIe siècle qui était appelé le Teo Amoxtli (le livre divin), où l’astrologue Hucmatzin avait consigné l’histoire, la mythologie, les lois des peuples Toltèques. Elles feront regretter surtout ces poésies religieuses de Nezahualcojtol, roi d’Acolhuacan (Tezcuco), composées en langue astèque au XVIe siècle, et traduites en espagnol par le neveu du roi-poète, baptisé sous le nom de Ferdinant Alba Ixtilxochitl. Bien que l’on affirme qu’elles ont été conservées, nous avons cherché vainement jusqu’à ce jour à nous les procurer.

Le livre septième de l’histoire universelle de la Nouvelle-Espagne est consacré à la météorologie, et contient encore des choses fort curieuses sur les divisions du temps, et sur les fêtes qu’elles amenaient. Le huitième livre roule sur la hiérarchie des rois et des chefs, et le mode de leur élection. C’est là que se trouvent des détails du plus haut intérêt sur l’organisation politique des Mexicains, sur leur état législatif, et même sur la chronologie historique. Pour reposer sans doute son lecteur de ce grave sujet, Sahagun a terminé ce livre par une description des palais et des ornemens royaux, des banquets, des fêtes que donnaient les chefs. Ceci sert en effet de transition au neuvième livre, où l’auteur s’occupe de l’état social des marchands, du commerce en général, des ouvriers en pierres précieuses, etc. Il fait connaître la manière de vivre de cette classe d’hommes ; il entre même dans quelques détails sur leurs fêtes et sur leurs banquets. On est