Page:Revue des Deux Mondes - 1829 - tome 1.djvu/230

Cette page a été validée par deux contributeurs.
MEXIQUE.




SITUATION DES PARTIS.




EXPÉDITION DE L’ESPAGNE.


La guerre, qui depuis 1812 étend ses ravages sur l’hémisphère occidental, entres les rives de Rio de la Plata et les confins de la Californie, a dû nécessairement fixer l’attention de l’Europe. Mais de tous les territoires de ce vaste continent, naguère soumis à l’Espagne, le plus favorisé du ciel comme le plus intéressant est sans contredit le Mexique. Sa tierra caliente, exposée aux feux dévorans du soleil des tropiques, dont elle offre toutes les productions, ses immenses plateaux, que la nature a dotés d’un climat délicieux et d’un sol fécond en richesses végétale et minérales, son admirable position commerciale sur les deux Océans, tout lui assure une prééminence incontestable sur les autres colonies espagnoles, où l’on chercherait en vain la même combinaison d’avantages physiques.

L’Espagne ne se dissimule pas la perte qu’elle a faite par