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– Tt – deb morales religieuses qui règnent et parfois se combattent dans le monde, estil impossible aux représentants de tous les peuples de trouver les éléments d’une seule et même morale universelle qui s’impose à tous sans’distinction de races ni de confessions, et n’est-il pas légitime et bien digne des préoccupations de notre xx" siècle de chercher s’il n’existe pas, à côté des morales religieuses ou nationales, une morale humaine?. Est-il impossible d’arriver à rédiger, après la déclaration nationale des • Droits de l’Homme une déclaration internationale et universelle des Devoirs de l’homme, déclaration qui rapprocherait les peuples au lieu de les opposer les uns aux autres?. Telle est l’œuvre que notre Congrès peut et doit poursuivre. Ne craignons pas d’assigner à notre Congrès une tâche trop haute et trop vaste: c’est à cette condition seulement qu’on passionnera l’opinion et que nous éveillerons en sa faveur l’enthousiasme créateur, la foi qui soulève toujours les montagnes. » Nous ne doutons pas qu’ainsi comprise l’œuvre du Congrès n’attire la sympathie active et ta coopération entière de tous ceux qui, ayant l’expérience ou le souci de la cultnre inorale, viendront à fa fois s’instruire au contact de l’étranger, et contribuer à la diffusion des idées françaises. Pour tous renseignements, s’adresser aux secrétaires pour la France MM. G. Belol, ’137, rue du Ranelagh, Paris, 16% A. M ouïe t, 1, rue de Roussy, Lyon; ou au secrétaire général, M. (}. Spiller, 13, Buckîngham Street, Strand, London. ERRATUM Dans le supplément de notre numéro de mai 190S, p. 25, lignes 3-5 (compte rendu de la soutenance des thèses de M. Ch. Lalo), au lieu de de Le phénomène esthétique reste en dehors de ce que je me suis proposé d’étudier », lire Je n’ai pas prétendu étudier les phénomènes esthétiques complexes, mais seulement leurs principaux éléments. Toutefois, je considère ces éléments comme les parties intégrantes, les conditions essentielles de ces phénomènes, qui sans elles n’auraient aucune espèce d’existence. C’est donc bien comme des faits esthétiques que je me suis proposé de les étudier. » CORRESPONDANCE Toulouse (rue Sesquière, /#), juin I9Ô8. Monsieur le Directeur, La Revue de Métaphysique et de Morale, dans son numéro de mai (p. 10 de la bibliographie), signale mon Commentaire français littéral de la Somme théologique de saint Thomas d’Aquin. Elle dit que pour moi « la Somme théologique est tout entière article de foi ». Cette assertion n’est pas exacte. S’il est vrai que je m’attache fidèlement à la pensée de saint Thomas, j’apporte un soin extrême àL distinguer ce qui est de foi, dans sa doctrine, et ce qui demeure du domaine de l’opinion philosophique ou théologique. Quant au reproche que la Revue m’adresse de m’en tenir trop simplement et de façon trop surannée à la lettre même de la Somme, souffrez que j’y réponde par le titre même de mon Commentaire, qui est un commentaire français, mais lillérat de la Théologique. Et sans doute, il est permis de désirer d’autres travaux sur saint Thomas, qui demanderont ̃> un plus grand effort de pensée » mais n’est-ce pas déjà un premier hommage rendu à la « pensée » du saint Docteur et qui, je le crois, ne sera pas sans quelque profit pour quiconque voudra bien le lui rendre, de revivre cette pensée telle que le saint Docteur l’a lui-même vécue? Ou je me trompe fort, ou il semble qu’un tel travail ne doit pas être sans quelque utilité pour la science théologique •; alors surtout qu’au témoignage des Papes, fort autorisés en pareille matière, la science thèologique se trouve excellemment contenue dans la Somme de saint Thomas. Je vous serai reconnaissant, monsieur le. Directeur, de vouloir bien insérer ces simples réflexions dans votre prochain numéro de la Revue. Veuillez agréer, monsieur le Directeur, l’hommage de mes salutations empressées. Thomas Péguks. THÈSES DE DOCTORAT Thèses de M. Emile vaïs Biéma, professeur de philosophie au lycée de Tours. I. Martin Knutzen. La critique de l’harmonie préétablie. Exposé. Pourquoi, partant de la théorie leibnizienne de l’harmonie préétablie, Knutzen a-t-il été amené à rejeter cette théorie et à y substituer sa propre théorie de l’influx physique, qu’il a essayé de concilier avec les principes leibniziens, voilà la question que j’avais à me poser. 11 m’a semblé que si Knutzen a abouti à l’infltix physique, c’est parce qu’il était décidé à y aboutir, et aussi parce qu’à son insu il en restait encore à un certain dualisme cartésien, plus encore qu’à la théorie leibnizienne. S’il va vers un monisme, c’est vers un monisme matérialiste.