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26 – spécitique propre à chaque espèce. L’auteur conclut de cette définition les thèses d’tfcekei concernant les formes .fonctamen taies de l’organisation vitale, la théorie de la pangenèse de De Vries, tes lois de l’hérédité mendéléienne, les formules statistiques de Quëtelet et de Galton. SX. Sciioldtmank. Zum inensclilichen Rattmprobtem ip. Sf 7-228). (Sur le problème de l’espèce humaine.) – Défense de la théorie de Kant contre ceux qui l’attaquent au nom de la psychologie expérimentale. Celle-ci ne la touche pas. J. Bauîl,nk. liritische Bemefkurigm zur modem, eu AJalhemalik sp. 2i 1-249). (Ilemarques su ries mathématiques modernes.* – Discussion des théories de Cantor relatives à l’infini et à la géométrie non euclidienne. V. Ostwalo. Psyckofjraphêsche Studien. llunifiliry Davyip. 231-294).– Biographie a de Uumpliry Lia vy faite surtout au poîu-t de vue psychologique; étude sur le développement de sa pensée scientifique et philosophitlue. Étude très documentée, très intéressante tt d’une haute valeur pour l’histoire des sciences. Max Frischeisen-Kôulëb. Die BealUûl der sinnlicken J&rckeinungen (p. 298-386). (La réalité des phénomènes sensibles.) –Défense du point de vue empirico-réaliste, déjà, esquissée par Ostwaid dans la « Déroute de l’atomisme » et. qui allait à admettre que les qualités sont rèsiies, en tant que formes spécifiques d’énergie. L’auteur remarque que, seul, un spiritualisme du genres de celui de Berkeley» première époque, reste d’une intransigeance absolue sur la question de la non-réalité du monde extérieur. Partout ailleurs on revient d’une manière ou d’une autre, et d’une façon plus ou moins partielle, a admettre la réalité des apparences sensibles. Or le point de. vue purement idéaliste des premiers ouvrages de Berkeley est-il soulenable? j. Baddoln on Cociîte^aï. Zur Krilik der kûnttlieken Weltsprachen (p. 385-433). (Critique d’une langue internationale artificielle.) Contribution aux polémiques soulevées par les projets de langue artificielle internationale, et particulièrement par l’Espéranto. La conclusion est que l’idée d’une langue internationale accessoire n’est ni à négliger, ni à railler. l’. Fra.nk Kausalgesettz und Erfahrung (413431). (Loi de causalité et explication.) – Discussion des idées exposées par Poincaré dans Science et Hypothèse et la Valeur de la Science, sur la causalité, comparée aux idées du biologiste Driesch dont la théorie vitaliste donne à la loi causale une tout autre valeur. Pour. l’auteur, il n’y a pas d’explication réelle. La question n’est pas Est-ce le mécanisme ou le yitalisme. qui est vrai ? – mais.: Dans lequel des deux trouvons-nous la meilleure image technique"? La causalité n’est donc pas une nécessité a priori, mais un axiome conventionnel, comme l’aurait, d’après i’auleur, soutenu Potncarè, – ce qui n’est peut-être pas d’une attribution très esacte. CONGRÈS INTERNATIONAL D’ÉDUCATION MORALE ET SOCIALE Le premier Congrès inlei’halional d’éducation marais et sociale se tiendra à Londres du 2j au 29 septembre 1908 (date nonvelle). Ce congrès a obtenu le patronage des iVlinistres de l’Instruction publique d’Angleterre, de Belgique, d’Espagne, de France, d’Italie, du Japon, de Roumanie. On sentira l’intérêt tout particulier que ce Congrès international, le premier de ̃̃: son espèce mérite d’éveiller dans notre pays. La France, la première, a fait la nécessaire,: tuais difficile expérience d’un enseignement public de la Morale, conçue comme une discipline indépendante, autonome, toute sociale et tout humaine. Il importerait que notre pays fût représente au Congrès d’une manière digne de cette grande initiative, et propre, il faut l’ajouter, à dissiper les doutes et les déliances qu’elle a suscités souvent à l’étranger comme chez nousmêmes. Pour cela, il faut que tous ceux qui ont étudié les problèmes pédagogiques ou qui en ont acquis l’expérience pratique, tous ceux qui ont â cœur le bien de l’Éducation et le renom de notre pays, se fassent un devoir de contribuer, par [eur adhésion, par leur collaboration, par leur présence, à la force et à l’éclat de la participation française au Congrès de Londres. Le Congrès s’attachera spécialement aux problèmes pratiques de l’Éducation morale dans les établissements scolaires de tout ordre. Mais, sans perdre de vue la réalité ni la pratique, sans s’exposer à de stériles discussions d’abstractions, on peut reconnailre a l’oeuvre du Congrès une haute et large portee. C’est ce qu’a fait récemment NI. d’Estournel’Ies de Constant, un des trois vice-prësidents français (avec MM. F. Buisson et L. Liard), lorsque, au cours d’une importante réunion tenue à Londres chez lord Avebury et ou il s’est fait .J’interprète autorisé du Comité Fraiiçais, il prononça et fit applaudir les paroles a suivantes En dehors de l’infinie variété