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̃̃>)£> point d’être abandonnés où modifiés? ̃ Les travaux des physiciens modernes ont-ils ruiné les principes d’inertie, du u mouvement relatif, de l’égalité de l’action et de la réaction? M. Poinearé examine h ce sujet les travaux de Kauffmann et d’Abraham sur la self-induction, ta théorie de Lorentz sur la constitution de la matière composée d’électrons portant des charges énormes et baignés dans un clher partout identique à lui-même» les travaux de Michelson sur l’aberration et les hypothèses de Lorentz et de Fitzgerald, etc. Voici les principaux résultats qui semblent se dégager de cette étude. « M est impossible d’échapper à cette impression que le principe de relativité est une loi générale de la nature, qu’on ne pourra jamais1 par aucun moyen Imaginable mettre en évidence qan des vitesses relatives. Le principe d’inertie est encore vrai dans la nouvelle dynamique (malgré tes objections de Lindemanni, en ce sens qu’ « ua électron isolé aura un mouvement reetîiigne et uniforme ». Mais les principes aetuets fondes sur la constance de la masse doivent être modifiés. D’après -les travaux d’Abraham et de Kauffmann, par exemple, « ce que nous appelons masse ne serait, qu’une appareace; toute inertie serait d’origine électro-magnétique. Sais alors la. masse ne serait plus une constante; elle anjçmenlerail avec la vitesse; sensiblement constante pour des vitesses pouvant aller jusqu’à 100 kilomètres par seconde, elle croitrait ensuite et deviendrait infinie pour la vitesse de la lumière Enfin, si S’or» admet la théorie de Lorentz, il faut renoncer an principe de l’égalité de l’action et de la réaction. Les théories nouvelles se sont pas encore démontrées, il s’en faut de beaucoup elles s’appuient seulement sur un ensemble assez sérieux de probabilités, pour qu’on n’ait pas le droit de les traiter par le mépris. Mais, quand encore on aurait démontré leur validité et qu’on aurait établi définitivement que la mécanique ordinaire n’est qu’approchée, ce qui se peut bien, il n’en resterait pas moins que c’est avec cette mécanique ordinaire que nous devons vivre etque c’est la seule que nous aurons jamais ta appliquer dans la vie pratique. N* il, 15 juin 1008. – A. Jaqokhod. Recherches nietiernet sur les poids atomiques. Dans la théorie électronique de la matière, les atomes, pour n’être plus les éléments derniers des corps, restent des assemblages particulièrement stables des électrons primitifs, qui paraissent traverser intacts les diverses réactions chimiques par lesquels ils entrent en contact les uns avec les autres. Or t’une des propriétés les- plus fondamentales de ces atomes est leur masse. D’où l’intérêt actuel de la recherche des poids atomiques. Cette recherche se poursuit par des méthodes chimiques et physico-chimiques. Nous passons sur l’exposé, des méthodes physico-chimiques que donne M. Jaquerod (méthodes des densités limites, – par réduction des éléments critiques, – basée sur remploi des hautes températures, des volumes moléculaires et des densités correspondantes), pour arriver aux conclusions de l’article. 1" La loi de conservation de la matière ne parait être qu’approchée, la combinaison s’effectuant avec une petite perte de poids. 2’ Les poids atomiques sont pour une très grande majorité voisins des nombres entiers, et il est impossible de voir dans ce phénomène le fait d’un pur hasard. 3" Beaucoup de valeurs récemment obtenues tendent à rapprocher certains poids atomiques des nombres entiers, mais en laissant subsister dans la plupart des cas des écarts bien supérieurs aux erreurs d’expérience. Revue scientifique. – N» 23, 6 juin ViH)8. – • Blush. La mécanique de Newton et la mécanique moderne. Lu mécanique rationnelle classique, faite pour l’explication ’« de phénomènes très grossiers », semble bien ne plus suffire pour l’étude des problèmes infiniment plus complexes et plus délicats qu’aborde la physique moderne. Fayl-il donc renoncer complètement. aux principes de cette mécanique? Ou ne suffit-il pas de les perfectionner? Ne peuvent-ils garder au prix de quelques changements leur utilité dans ta science moderne! Pour répondre à cette question, M. Bloch examine successivement les axiomes fondamentaux de la théorie de Newton le principe d’inertie, qui semble pouvoir se conserver dans la dynamique de l’èîectron, si toutefois on ne considère plus la masse comme une grandeur seataire, mais comme une grandeur vectorielle, ̃ le principe de nonaction à distance, implicite dans toute la physique newtonienne, qui, bien que contesté par Ritz, se retrouve dans les théories d’Abraham et de Lorentz, le principe de l’égalité de l’action et de la réaction, principalement utile pour mettre les problèmes en équation, qui a été rudement attaqué de nos jours, mais peut être conservé, si toutefois à la réaction immédiatement égale à l’action, on substitue la conception d’une réaction retardée, faisant intervenir le ’facteur temps. Ainsi les principes de la science de Newton peuvent encore être défendus et garder leur valeur.