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les attaques de M. H. Gomperz les principales thèses de son ouvrage sur la syllogistique d’Aristote. Il résume ici très brièvement ces thèses, présentant avec netteté l’idée directrice de son travail : toute la logique d’Aristote a sa source dans la syllogistique ; Aristote, en s’appuyant sur l’idée qu’il s’était formée du jugement d’après Platon, et à l’encontre des doctrines mégariques et cyniques, aurait pu développer en un sens assez différent sa conception du jugement et de la logique en général. Cette thèse de M. Maier est peut-être, en une certaine mesure, bien fondée. Il n’ignore pas cependant que si Aristote met le syllogisme au centre et à la source de la philosophie logique, c’est pour les raisons les plus profondes, c’est parce qu’il y est conduit par la façon même dont il conçoit l’entendement humain, la causalité, l’opposition du genre et de la différence.








I. En dehors de ces articles- de polémique, le premier numéro comprend

quatre articles. Ber Sxtutnv des Parme-,nïdes* Otto Gilbert. Il s’agit à la fois pour M. Otto Gilbert d’établir l’identité entre le Balftiov dont il est parlé au début du du poème et le Stt!p,<>>v de Cr,: t?,, 3 dont il est dit itâv-ra jiuéspvâ, el.de montrée que, suivant P-arménide’. le faty®?. gouverne tout, possède uà pouvoir sur ja. vie et sur la mort, et occupe, en. tant que puissance créatrice originelle,, une place au centre du monde, dans la terre. M. 0. Gilbert discute le» textes avec beaucoup de clarté et de finesse. IL faut signaler le passage (m fin) où il examine un texte d’Aétius. Ilspi o icélvt %v.pé%rtc. C’est aussi avec beaucoup, de bonheur qu’il établit. certains, rapprochements entre certains endroits de Parménide et certains vers d’Homère o» d’Hésiode. Il. Zem>s Bewcise gerjen die Bewegaug. D-r Bbinislas Petronievics (p. 58-81), ), M. Pfitronievies s’efforce de réfuter les arguments de Zenon contre la mouvement du point de vue de ce qu’il appelle le nouveau finitisma ou le fïnitisme bilatéral. Voici en gros ce qu’est ce nouveau finitisme. L’espace est composé d’un nombre fini de parties les unes sont pleines, lus autres sont vLdes, Les premières ont un contenu réel (Seinsiahalt); les secondes n’ont aucun contenu ’réel; II en est de même pour le temps. Ajoutons que le mouvement est conçu par M. Petronievics comme un acle: indivisible. Une telle nature de l’espace, du: temps* et du mouvement rend le mouvement possible. Par exemple, pour répondre à IfÀchilie, on admettra. que. la point matériel, qui sa déplace s’arrête plus ou moins longtemps dans chaque point réel de l’espace. Dire qu’Achille va deux fois plus vite’ que la. tortue, c’est dire qu’il s’arrête deux instants dans un point réel tandis que la tortue s’arrête, seulement itn instant dans ee point réel. Dans un appendice, M. Pet.ronievics critique un article de il, Evellin publié dans la Revue de Métaphysiqtiè (t. I, p. 382-398). M. Eveilin, selon M. Petronievics, ne répond pas victorieu.sement à Zi non pane que son finitisme est t unilat^rai en particulier parce qu’il il n’a pas uoe notion exacte di repos. M. Bran -4 Petronievica estime que sa propre théorie et que son n uiienUli’ n contre 7enon sont fort hmpiip- C’est rai ^ont elle rept-ndant sitisf i -vnti>? On ne peut pi ieprocher t la tbi>=p de M. Petronievhb dewanqu de c licrence Iigiqut Mai si on n adepte son p int de vue, ne ’•e p =p-tûnp pas nu diificultti fort grave»’ Nous n’in=istet< n pas sur ce qu’use plie position a d’iîtiftciel Noi remarquerons seulement que le Boit n s d "{ri tique n t«t pa beaUMup plu1- quf 1 inflnil ne a l’abri de la intique En eiitt, il semble de plu»- eh rlti diffirile d’admettre qu’une pfnlo=o ihic dogmatique, quelle qi Plie soit, puisse rendre compte de la nature du temps, de i e>-racp. du mi uv<.mpnt. et donner une solution aux diff < ulte-> t uleens par Zen et par bien d’autres. Si 1 1 désire qu’if subsiste aussi peu. d’cb-cimt( que possible dans ces problnno n? doit- n pas. t ire que l’idéal ne est le vrai? Une conception idéaliste, comme fit cellf d’O. Hamelin, en n u t ant que l’osp e, le temps sont des abstraits, des indéterminé et en ce sens d?s infinis, nui’ i_a ce sens seulem^nt^ pi_n et de comprendre que les arguments de Z^tio ne

portent pas contre les fermes pliH complexes et plus concrètes de ia. réalité. Nous ajoutons. que M. Petronievics ne s’est peut-être pas assez préoccupé de saisir le sens et la portée exacte (les cnltique,s d’Aristote. M. Petronie.vios appelle Aristote le premier inflnïtiste {p. SI). Aristote est-il inflaiate? Il serait difficile de le soutenir. En tout cas, ’Avisto’te distingue- ’̃̃̃ nettement entre l’infini, en puissance et l’in S ai en acte., L’espace n’est infini qu’an puissaitee. Et, en xm. sens, ta puissance, c’est l’absfrait, puisf|ite c’est l’indéterminé: Bans de telles considéraliotis, dans la notion aristotélicienne de l’espace i dans celle du tehips, e.t du mouvement, ne peut-on pas trouver la source d’une réponse Zénaa plus satisfaisante que ne te perase:- M. Petro:ûievic&? Hl. Dis Einkleiditffg: des platonmehen Parmewides,