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Mais, le livre de M. Wundt a un grand mérite. L’auteur s’est efforcé, la chose est visible, de mettre en relief l’extrême complexité des influences diverses qui ont présidé à la formation de la morale des Grecs. Le soin qu’il a mis à utiliser les sources « littéraires », sans se contenter de résumer seulement les doctrines des philosophes, l’attention qu’il a mise à rappeler toujours les événements politiques ou sociaux, rendent son ouvrage très instructif.

The problem of Logic, by W.R. Boyce Gibson, M. A. (Oxon), Lecturer in philosophy at the university of London, with the cooperation of Miss A. Klein, 1 vol. in-12 de 500 p., London, Adam and Charles Black, 1908. – Dans l’intention de l’auteur, – ou des auteurs — ce livre est destiné a introduire le point de vue pragmatiste dans l’étude de la Logique formelle. La recherche de la nature et des conditions de la vérité ne doit pas être faite, en effet, de façon absolument abstraite. Elle dépend de l’intérêt que nous y prenons, de la nature des faits qui sont relevant à notre intention subjective.

Au lieu d’essayer, comme H. W. B. Joseph, de dégager la forme immuable de la pensée de la matière où elle est engagée, l’auteur l’explique par le but poursuivi dans chacune des théories fondamentales de la logique formelle, et montre, par exemple, comment le fait de considérer la « définition » comme relative à notre interpreting interest résout, – de façon originale et intéressante — les difficultés classiques de la théorie aristotélicienne.

Moins neuve est la partie relative à la Logique inductive, qui oppose à l’interprétation de Mill la théorie déjà vulgarisée par Cl. Bernard de l’idée directrice, reprise du point de vue pragmatiste.

Une distinction importante domine tout l’ouvrage et en résume l’essentiel. La Logique est dite « purement formelle » lorsqu’elle se propose d’étudier les lois de la consistance des jugements ; son










intérêt est la Validité. Lorsque au contraire elle vise les conditions de ia vérité objective de la pensée, dans son rapport à la Réalité, elle est encore formelle, si elle se restreint par convention A ne considérer qu’une partie isolée de l’univers pensable ; elle est réelle, si elle s’étend à tout le domaine de la Science totale ; son intérêt est dans ce cas la Vérité. Le. premier point de vue est celui de la théorie de l’opposition et du syllosism. le second est celui de la Division et de la Définition logique. La Logique se doit de les distinguer nettement..

Ce livre, très suggestif, appelle, semblet-il, une réserve. V.u étudiant les pro. blêmes logiques du point de vue de l’intérêt subjectif que nous y portons, l’auteur introduit, en faif, une interprétation psychologique de Ja Logique ; ut’, S B. Uilssell a montré la confusion qui peut résulter d’une telle attitude. Il convient d’ajouter que cette difficulté tient au au sys— ii tème philosophique adopté par l’auteur sous l’influence d’Eucken, un idéalisme : r activiste dont il déduira bientôt, la solution des problèmes proprement philosophique 1 ; de. la Logique.

Un index verbal et analytique, scrupuleusement rédigé par Miss A. Klein, termine le livre.

Récréations mathématiques et problèmes des temps anciens et modernes, par V. Liofsc Bail Deim’ume édition française traduite d’aprÈs la quatrit-me édition anglaise par i. Fitz-Pvtp.ick. l vol. de —3f.S p., Paris, A. Hfinn.ir.n, I00S. – Cet ouvrage, qui ï’a’lrubse plus spécialement aux mathématicien ?, peut : ““ aussi intéresser les philusapbes parce qu’il touche k dns points d’histoire et de pédagogie mathématique*.

On ne sait généralement pas que îeb, Ê êli-nu’iiU d’Euetidf : étaient complétés à l’origine, par une série d’exercices comprenant des théorèmes faux et, des sophismes : l’étudiant devait re.lever les erreurs des démonstrations. Le recueil d’exercices d’Euclide a eto perdu, mais, "f l’auteur en propose un certain nombre conçus dans le même nsprît. Citons à litre d’exemples les proposition » buivaiites un angle droit est égal à un angle obtus ; un segment de droite est égxi ù la droite entière’suivent les dé—,.L : J : monstrations !. Ottrt nièiliody, qui apprend aux élèves se méfier des, demoubtra— : i : tloiifi apprises par cœur, pourrait peur-Otre être restaurée, dans une certaine mesure, dans l’enseignement.

L’ouvrage contient ensuite l’exposé élém ( : nlaire de la théorie des cu^rês /uafiitjUf.i (Etant donne un carré, primitif divisé en petits carrés égaux, si on dispose des ~]L nombres entiers dans les petits carrés de telle sorte que la somme deb nombres : : F : compris dans chaque ligne horizontale, [i dans chaque colonne vertical*— et dans chaque diagonale soit t constante. lé carré primitif est un carré magique). Puis différents problèmes de tracés continus sont examinés iprobKme des ponts de Ko.’iiigsberg. des labyrinthe. « le.). La dernière, partie des Rêcrêativn* mathématiques contient un expose historique des trois fameux problèmes qui ont préoccupé l’antiquiicf Duplication du cube, trisection de l’angle, quadrature du eer-