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de ce penseur, est un témoignage consolant pour ceux qui croient qu’il ne faut point désespérer de la Justice immanente, et que, tôt ou tard, les grands esprits prennent dans l’histoire des idées le rang auquel ils ont droit. La Revue n’est, d’ailleurs, pas étrangère au mouvement d’attention dont Cournot semble bénéficier aujourd’hui ; on peut même ajouter qu’elle en a pris l’initiative dans son numéro de mai 1905.

Quoi qu’il en soit, l’ouvrage de M. F. Mentré est une contribution importante, et qui était souhaitable, à l’histoire de la philosophie française. Comme Aug. Comte, Cournot est un esprit essentiellement français, et, si sa fortune a grandement différé de celle du fondateur du positivisme, il a avec lui plus d’un trait commun, le même tour d’esprit encyclopédique et généralisateur, la même tendance à substituer une philosophie conçue comme une synthèse des sciences à la psychologie littéraire, à la dialectique oratoire, brillante et superficielle, qui régnaient alors dans l’enseignement d’État. Mais Cournot diffère de Comte en ce qu’il n’a prétendu, instaurer aucune religion, ni même aucun dogmatisme ; sa philosophie de l’histoire n’est point au goût du jour, elle ne se laisse point éblouir par les apparences, elle s’achève presque en une philosophie religieuse et en une apologétique chrétienne tempérée par un discret scepticisme. Pour M. F. Mentré, c’est surtout le probabilisme qui caractérise la philosophie de Cournot. Cournot











est, en effetj un des rares penseurs qui t grâce à une culture mathématique solide a fltiee à une aptitude particulière aux a , idées générales, ont pu essayer d’élucider ti lidée si obscure, et pourtant si fonda— c mentale,. du— hasard. Mais c’est mains, ; a croyons-nous, par son probabilisme que q Cournot survivra, que par fa rigueur le d sérieux, la pondération de ses déductions ir et de ses inductions, et surtout par fin— êl comparable richesse de ses vues perron— à pelles et de ses suggestions dans toutes bl les branches de la spéculation philoso^ à pfuque.’̃̃̃

Les leçons de saint Jean d’Acre., par ta àbp ; oui. Bkha.. i voir in-S de iiê p. Paris, rè •Leroux, Î90&. On. sait que, dans, l’état ri 4e désorganisation et d’affaiblissement DI ou est tombé da nos jours le Chiisme p «  •persan, est apparu vers is : "a0 : un réforma— gc teur, le Bà-b, dont les idées offraient un & ̃mélange de coùfisme, et de kabbale. Il fut 34 fusillé à, Tahrjï. Sa mort nàrrêta point de les progrès, du : bàiiismei un de. ses chefs tii Behà âllah, pcétendit, être le mahdi ; ses ci écrits, jouissent, auprès, des. Bâta d’uaa so haate eânsidératten on appelle bétiaïsme ̃̃ t la doctrine qu’ils renferment. V. i. ^Abd-oul Béba, , l’auteur de ces leçons, , est un disciple de Béha. Les leçons’: d# f saint Jean d’Acre sont en sampe —les côn-V versatîoas sténographiées : d’Abd oui Bëtm r avec une Anglaise, Lattre CïiffordBarney. venue auprès de lui pour s’instruire-de ? sa aoctnue. C’est un enseignement assez exotérique et qui ne présente que. certains, aspects de la doctrine. Il insiste^ surtout sur le rôle et la snccessioa des —prophëtes dans le développement de l’Hlumaâité, s : sur l’immortalité de l’Esprit, le caractère ..illimité, des : perfections de l’existence, la condition de l’homme et ses progrès. : ̃ après la mort, la non^existence du mal, sur les rapports du béhafeme et du chcistianisme.

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Logik, de Wiiheui Wdsw, tome : III Logique des sciences ; de l’esprihW éditj remaniée, i vol. in-S rais. de 69i p.Stuttï gart, Ferdinand Bnke, «  « 8. Ce yplam » vient comploter la troisième, édition de la. Logique de Wundt, dont les deux pcë* miers tomes ont paru en 1908 et en : j9fl^.’̃ L’auteur signale dans sa nouvelle Préface que les principaux changements se rap~v portent aux domaines suivants 1" mé-, thodes de la psychologie ethnique ; 2 ? sciences, philologiques et principes de la méthode historique, 3° sociologie’et que ces changements ont pourca ! 1sès’, d’a.bord, les progrès accomplis par ces sciences’̃’& durant. les dernières années, ensuite, les discussions portant sur lœ logique de l’histoire et de la— sociologie, enfin., ses travaux personnels de psychologie : ethnique, qui l’otat rais directement en contact avec les disciplines philolagiques et hteï’ïtoriques. « Mes travaux, dit Wundt, pr » cipalement au cours des" dix ? dernières années, m’ont eoniSriaèdans la cônvictsw que. la psychologfe est appelée, en faee des sciences ; de l’espriti à une mission incomparablement plu importante qu’on était jusqu’alors disposé, departetd’autre r: à l’admettre, et que ses principaux problèmes a l’avenir seront ceux qui touchent’̃-̃̃ al l’histoire et a la sociologie » (p. On trouvera les additions lespluibstahles aux pages suivantes i p. ito-4’ règles générales pour l’emploi de l’expé— 5 rimentaiîon en psychologie p; 23Ï-M’]’̃’ principaux domaines, et méûibdes de’Ù —• psycfeologië ethnique : Bl M3-6, tâèhe générale de : la philologie ; 3ââ-30, ; la : scîëflce V ^-lMg «  « » f., 332-6, 342-3, la mythologie ; ̃ ïV £j 3.4i-Sû, la science de l’art : 338-6" l’histoire des mœurs ; 369 » 70, teadanees. de i-iaïestlgation historique ; 39s : Mi, 421-30 priacipes. de la science historique 4S3-S » — la socaolagiê : ; 496V la statisiiipie.