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que l’investigation du physicien porte seulement sur le mouvement relatif. Résume la controverse entre Gehrcke et Born d’après « Die Naturwissenschaften » 1912, nos 3 et 4. — Zur Psychologie des Zweifels, par D. Feuling (p. 336-348). On analyse trop sommairement, en général, cet état psychologique qu’est le doute. L’auteur estime que le doute, au sens étroit, est l’état d’un esprit conscient de la contradiction qui s’établit entre deux jugements également acceptables. Au sens large, c’est un état complexe d’ordre à la fois intellectuel et affectif, caractérisé par le trouble dans lequel se trouve un esprit lorsqu’il flotte entre deux certitudes contradictoires sans parvenir ni à se fixer, ni à se désister de sa recherche. — Studien zur Geschichte der Frühscholastik. Gerard von Czanad, par J. A. Endres (p. 349-359). Étude sur ce disciple de S. Romuald ; on peut le classer parmi les anti-dialecticiens, ou même le considérer comme le précurseur des anti-dialecticiens du xie siècle. Son langage présente des ressemblances littérales avec celui que tiendra Saint-Pierre Damiani. — Die Realisierung, par A. Gemelli (p. 360-379). Recension détaillée du livre de O. Külpe (même titre), t. I, Leipzig, 1912.

Heft 4. — Neueste Theorien über die Konsonanzund Dissonanz, par C. Gutberlet (p. 421-450). Exposé des théories les plus récentes sur la consonance et la dissonance (W. Goldschmidt, Hornbostel,









Helmholtz, etc.) sur la nature et les éléments de lu mélodie, sur la distinction des modes majeur et mineur. – Friedrich Sietznches F.rkenntnislheorie, par JI. DEmuth (p. iôl-lHn). Les rapports entre la pensée de Schopenhauer et celle de Nietzsche (le phénoménisme, conception de l.-i philosophie et de la vérité). Son évolution du volontarisme à un intellectualisme positiviste. Sa conception du moi et de la substance pensante, de la causalité, de l’espace et du temps de la connaissance et de la conscience. Nietzsche a passionnément cherché la vérité, mais il est parti de faux principes ; il ne pouvait donc obtenir des résultats satisfaisants. – Kant.i l.ehre nom Bewusslsein, par F.-M. Sladeczck. La conception kantienne du sens intime ; comment la diversité sensible est réduite à l’unité des objets. Zum philoxophischen Schaffen G. Freiherrn von HcrUmr/s, par II. Koster (p. 495502). Brève analyse et bibliographie des principaux travaux de F. von Hertling. Voprossi po psychologuii i filosofji, 1912 (fase. 111, 112, 113, 114, 115) : W..M. Khwostow Le. problème moral de l’humanité (fasc. 111). L’auteur veut dé


montrer que la tâche suprême de l’humanité doit être dirigée vers l’établissement d’une harmonie complète dans le monde qui est loin d’être réalisée actuellement. Pour résoudre le problème du devoir moral, il est indispensablede recourir à la raison pratique, mais non pas à la raison théorique. Notre libre activité créatrice n’a sa valeur qu’autant que nous nous exposons à quelque risque ; notre propre existence gagne en valeur, si t’être est élastique et inachevé. Ce n’est que sous cette condition que nous pouvons avoir conscience de notre influence sur les événements. L’homme doit agir comme le lui commande le sentiment de sa dignité c’est elle, en effet, qui nous élève au-dessus de la médiocrité et de l’uniformité du niveau général et nous force à aspirer vers l’idéal d’une vie meilleure. La morale de la dignité est une morale dynamique, ce n’est pas une morale de repos et de contentement de soi-même, c’est plutôt la morale du perfectionnement continuel. S. N. Boulgakow L’homme-dieu et t’homme-animal (fasc. 112). Cet article est consacré à l’examen des deux couvres posthumes de L.N.Tolstoï, « Le Démon » et "Le Père Serge Pour l’auteur le problème fondamental de la vie spirituelle, l’éternel problème du mal et du péché dans l’âme humaine est résolu dans ces travaux avec un art incomparable dans le sens le plus pessimiste. La thèse de ces deux récits est la même l’horreur de la vie, le sentiment de la puissance du mal qui, sans appui moral en dehors de soi sans le secours bienfaisant du repentir, sans l’espoir de la régénération, doit conduire ou bien à une complète insensibilité morale ou bien au désespoir. Après une analyse détaillée des « Frères Karamazow » de Doslojewski, l’auteur conclut que la thèse de cette u’Uvreest identique à celle des récits de Tolstoï. La lutte que l’esprit humain doit mener dans ses aspirations vers Dieu et le mystère de la naissance et du mal spirituel sont exprimés chez Tolstoï et chez Dostojewski avec un art incomparable. L’auteur n’est pas d’accord avec Tolstoï il exige plutôt avec Dostojewski que l’homme chante des hymnes à la joie, même dans les moments les plus douloureux de l’existence, même lorsqu’il a le cœur décliiré. L. Gabrilowitsch Le solipsisme extrême (fasc. 112). – L’auteur caractérise les tendances contemporaines dans laphilosophie comme une lutte contre le soli-