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Page:Revue Touring-club de France aout 1899.djvu/9

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DU TOURING-CLUB DE FRANCE


quels les automobiles de pourraient pas marcher. M. Bourlet laisse fort justement entendre que le routier qui rêve de trouver le développement unique idéal lui permettant de toujours obtenir son rendement maximum, quelles que soient les variations de la résistance à vaincre, ferait tout aussi bien de chercher la pierre philosophale ou le mouvement perpétuel.

Notre bicyclette de montagne commence peu à peu à prendre tournure et ne croyez pas qu’elle s’alourdisse tant que ça, bien qu’au fond, vous savez, quelques kilos de plus ou de moins, ce soit juste kif kif pour le résultat final.

Elle a de gros pneus, de bon~ freins et plusieurs (au moin~ trois) d~veloppements ; passons , 1 ,le plus minces détails.

Je vous engage a la doter J’un guidon à deux étages, de repose-pieds à deux étages aussi, les changements de position soit pendant le repos, MOit pendant le travail, étant très favorables, de la selle oscillante Cadet (1) ou de la selle Nicolas (2) à recul et à avancement ou enfin de tout autre système par lequel ’OUS pourrez a1 ~ncer votre selle et par conséquent votre poids à la montée et la reculer à la descente tout en la maintenant autant que possible horizontale.

Du moment où nous ne contrepédalons pas il importe moins, à la Yérité, de reculer la selle a la descente ; ce n’est plus qu’une question de confortable et de sécurite par suite de la meilleure répartition du poids ; en vous reculant ,·ous vous trouvez mieux assis et vous déchar"’e7. d’autant la tète de fourche de la roue directrice qui a bcMoin d’être ménagée car lü est le point faible de toutes les bicyclettes. . 1 :Cs garde-boue ne sont pas chose absolun1enl 1~lhspensable et.je vous laisse Je soin de décider s1 vous en munirez ou non votre bicyclette de montagne.

Adoptez, en tout cas, pourla roue directrice le garde-boue en cuir fixé sous le tube infcrieur du cadre afin de ne pas vous priver de la ressource suprc :!me .du pied fr~inant sur le bandage, s1 par une terrible fatalité ’OS deux autres freins venaient à manquer à la fois.

Çela ne m’~st ja1na.is arrivé mais je ne m’en ~u1_11 pas moins habitué à pratiquer cc n1ode de tr.e1nage d’autant plus simple et facile 4uc les p1e~ls placés sur l~s ~ep ?se-pieds se trouvent toulours prets à ag-1r ; li laut seulement barrer l’in er·alle entre le bandage et la tete de fourche avec une. : lnme de i’er blanc ou une courroie a !in guc. : ln poi~te du soulier. ne puisse s’y eng~g-er, lormer coin et déterminer un arrct subit suivi d u~e chute. dang-c~cus ;; il faut aussi présenter le pied de coté, enhn c e :,.t une manlCUre qu’il conv !ent de .faire :- ;ou,·e~t lorsqu’on n’en a pas besoin afin d être prc :!t a 1exécuter a coup sûr en cas d’urgence.

J’ai été, scion ma mauvai~e hahitude, telle-


ment (IJ C. :adct, 2», rue Saint ~tartin, A Troye,. (2) Nicola~. 11, place Jacquard. A Saint-Etienne, ment long en mes explications qu’il ne me reste plus assez de place pour vous donner quelques conseils, sug-gérés par l’expcrience, sur la fa~on de pédaler, de voyager, de transporter son bagage, de se ,·ét1r et enfin Je s’alimenter en cours de route. De l’alimentation dépend dans une grande mei ;ure la force de résistance, l’endurance du cycliste. Une alimentation exclusivement végétarienne, l’abstention complète de toute boisson fermentée, bière et vin compris, me permettent de supporter les fatigues d’< :tapes longues etchargées en montées plus facilement qu’autrefois. Il y aurait, à ce. poin~ de ’Ue, beaucoup de bonnes choses a dire et 11 ne fau, drait pas penser exclusivement â perfectionner l’outil ; perfectionner rouyrier qui doit s’en servir, améliorer la condition physique du cycliste ne serait pas hors de propos. p. DE ’l~

Tourisme et llorcls de mer

(S11ite)

·11 y a une suite, ce n’est pas

notre faute ; c’est la faute

aux correspondants qui,

depuis l’article paru sous

ce titre dans le numéro de

mai dernier, nous ont écrit

de nombreuses lettres un

peu de tous les côtés, et

surtout de toutes les côtes1

a) Le libre usage des plages, nous disent les uns, ne va pas sans leur libre accès. Qu’importe qu’un chacun ait le droit de s’v promener, de s’y reposer. de s’y baig-ner même, s’il n’a pas la lil :)erté d’v accé·ier à sa guise. Or. dans maintes localités,·- naturellement sur les points les plus pittoresques, - les propriétaires riverains de la mer ont établi des clolures qui, du cüté de la terre, ferment l’accès des plages et ne permettent d’y arriver-et pas toujours encore -qu’au prix de long détours. On n a même pas la ressource d’atteindre le rivage par le chemin de douane ; car il est, lui aussi, fermé par des barrières dont les douaniers seuls ont les clefs ; le bon public s’y casse le nez ; de telle sorte qu’il est souvent très d1f !icile, et dans certains cas mème impossible, d’arriver â certaines plages, tant les approches en sont bien défendues ! : : a-t-il pas là un abus de pouvoir de la part des propriétaires, et le public est-il tenu de respecter leurs clôture :; ?

l>) J"ai le droit de circuler sur les bords de la mer, écrit un autre correspondant, de m’y reposer, d"y prendre un bain, si le C•i. :ur n1’cn élit, voilà qui est bien ; mais alors comment se fait-il que, sur certaines plag-es, il me soit interdit