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L’HOMME AU CORPS SUBTIL

blême étalait une pompe funèbre qui l’influençait.

— « Vous allez vous placer là-dedans », fit l’opérateur en renversant le haut limaçon. « Et vous ne serez pas surpris quand cela deviendra lumineux. — J’en ai pour un quart d’heure. »

Morand redemanda l’explication de la peinture.

— « C’est », répondit le savant, « une dissolution préservatrice de la lumière que j’ai nommée lumière Y. C’est une couche prohibitive… »

— « Voulez-vous dire que les objets qu’elle abrite ne sont plus traversables par les objets saturés de lumière Y ?… »

— « Non pas. Je veux dire que les objets peints avec la gomme antilux — avec cette argenture — échappent à l’action de la lumière Y, et que, sous ses rayons repoussés par la gomme, ils ne deviennent pas subtils. Ces objets restent ce qu’ils sont, au lieu d’acquérir le don d’absolue perméabilité. Grâce à l’antilux que vous voyez ici, l’effet de mes irradiations est confiné à l’intérieur de ce