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Scène IV.

PASQUARIEL, PIERROT, MARINETTE.


Cette scène est encore italienne et étrangère au sujet de la pièce : elle consiste en jeux de théâtre et lazzis italiens entre Pierrot et Pasquariel, qui sont amoureux l’un et l’autre de Marinette. Leur rivalité et leurs querelles font l’objet de cette scène.


Scène V.

ISABELLE, COLOMBINE.



Isabelle.

Bon, bon ! Le mariage ! Voilà encore quelque chose de beau ! Ne me parle jamais de cette sottise-là. Dis-moi, Colombine, ai-je bien placé mes mouches ? Me trouves-tu coiffée du bon air ?


Colombine.

Il est bien question aujourd’hui de mouches et de fontanges ! Voyez-vous toutes ces pyramides-là, ce sont de beaux bouchons à un cabaret où l’on meurt de soif. L’essentiel pour une fille, c’est un mari, et un mari dans toutes ses circonstances.


Isabelle.

Ah, ah ! Que tu es folle ! Colombine, que tu es folle ! Tu crois donc que je me soucie d’un homme ? Je te jure que je n’ai pas la moindre envie d’être mariée. À la vérité, je suis bien lasse d’être fille ; mais j’espère que cela se passera.