Page:Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale, tome 2.djvu/365

Cette page n’a pas encore été corrigée
337
DU ZODIAQUE INDIEN.

« Une tête de cheval ; yôni, ou bhaga ; un rasoir ; une voiture à » roues ; la tête d’une gazelle ; une pierre précieuse ; une maison ; » une flèche ; une roue ; une autre maison ; un bois de lit ; un autre » bois de lit ; une main ; une perle ; un morceau de corail ; un feston de feuilles ; une offrande aux dieux ; un riche pendant d’oreille ; « la queue d’un lion en fureur ; une couchette ; la dent d’un éléphant » sauvage, près de laquelle est le noyau de la noix sringâtaca ; les trois » empreintes du pied de Vichnou ; un tambour ; un joyau circulaire ; » une image à deux faces ; une autre couchette, et un tambour plus » petit : telles sont les figures d’Asouinî, et le reste dans le cercle des » constellations lunaires. »

Le dessinateur hindou a fort mal représenté plusieurs des figures, et il a transposé les deux achâras , aussi-bien que les deux bhadrapads ; mais sa figure d’abhidjit, qui ressemble à notre as de cœut, a de l’analogie avec l’amande du trapa, plante aquatique curieuse , décrite dans un essai séparé. Les figures des mêmes constellations sont variées de la manière suivante, dans un autre ouvrage sanskrit :

1. Une tête de cheval. 10. Une queue étroite. 19. Un lit.
2. Yônî, ou bhaga. 11. Deux étoiles du S. au N. 20. Un éventail.
3. Une flamme. 12. Deux id. du N. au S. 21. Un autre.
4. Un chariot. 13. Une main. 22. Une flèche.
5. Une patte de chat. 14. Une perle. 23. Un tambour.
6. Une étoile brillante. 15. Du safran rouge. 24. Un cercle d’étoiles.
7. Un arc. 16. Un feston. 25. Une canne.
8. Un pinceau d’enfant. 17. Un serpent. 26. Le fléau d’une balance.
9. Une queue de chien. 18. Une tête d’ours. 27. Un poisson.

C'est de douze de ces constellations que sont dérivés les noms des douze mois indiens, dans la forme accoutumée de noms patronymiques ; car les partisans des Pourânas, qui soumettent toute la nature à un système de mythologie emblématique, supposent qu'une nymphe céleste préside à chacune des constellations, et feignent que le dieu Sôma ou Lunus, ayant épousé douze d'entre elles, donna le jour à douze génies ou mois, qui portent les noms de leurs mères : mais les Djyautichicas assurent que lorsque leur année lunaire fut arrangée par les anciens