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MESURES DE QUANTITÉS INFINITÉSIMALES

présente des analogies étroites avec les spectres des gaz inactifs ; étant lui-même inactif, il y avait bien des probabilités pour qu’il se rangeât dans cette série d’éléments.

Plusieurs tentatives ont été faites pour préciser le poids atomique du niton. Je me bornerai à mentionner les expériences au moyen de la diffusion de MM. Curie et Danne, de MM. Bumstead et Wheeler, de M. Rutherford et Mlle Brooks, de M. Makower, de M. Chaumont et de M. Perkins. Qu’il suffise de dire que les résultats varient entre 70 et 235, pour le poids atomique. M. Debierne, se servant de la méthode de Bunsen, qui repose sur l’échappement du gaz à travers un orifice étroit, a trouvé le chiffre 220. Or, tenant compte du fait que le radium, en se changeant en niton, abandonne un atome d’hélium, et en acceptant pour le poids atomique du radium le chiffre 226,4 trouvé par Mme Curie, et confirmé par Sir Edward Thorpe, le poids atomique de l’émanation doit être de 222,4 égal à 226,4 − 4.

Le poids moléculaire est fixé par la densité ; et pour le cas d’un gaz monoatomique (et il y a toute raison de croire que le niton est monoatomique), le poids moléculaire se confond avec le poids atomique. Pour une épreuve décisive, il était nécessaire de peser un volume connu du niton.

Fig. 2.
Fig. 2.

Mais comment peser un gaz dont il était impossible d’avoir à notre disposition plus d’un dixième de millimètre cube ? J’ai déjà indiqué que, à l’aide de la microbalance, imaginée par M. Steele, et construite par M. Whytlaw-Gray, l’idée n’est pas chimérique. Qu’il me soit permis de vous donner une esquisse des méthodes dont nous nous sommes servis.

D’abord, pourtant, il faut rendre claire la construction de la