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l’un à l’autre, et restaient appliqués avec une certaine adhérence. Les premières fois qu’il me fut donné de voir ce phénomène, je fus plus que surpris, presque effrayé. À présent, ma chambre à coucher n’est pas davantage chauffée, mais je ne cours plus. L’hiver a beau être sec, l’hiver de l’âge est plus puissant encore ; mes vêtements intérieurs laissent bien échapper encore quelques étincelles, mais elles sont faibles, rares, peu brillantes, et elles ne pourraient plus me causer le moindre effroi. »

Tous ces phénomènes sont dus à l’électricité.

III.

Si l’on frotte un disque de verre ou un bâton de résine, par exemple, et qu’on leur présente ensuite des corps légers, tels que de la sciure de bois, du papier, etc., ces corps sont attirés (fig. 15).

Cette puissance d’attraction qui se développe par le frottement est attribuée à un mouvement que l’on appelle l’électricité.

L’électricité se trouve non seulement dans le verre et la résine, mais elle est répandue dans tous les corps, de quelque nature qu’ils soient, et dans les plus petites parties de chacun.

Cependant le frottement ne met pas cet agent en évidence dans tous les corps ; quelques-uns conservent la propriété attractive développée par le frottement : ils sont appelés corps mauvais conducteurs de l’électricité,