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la science nous comprendront ; ils connaissent les obstacles sans nombre que l’on y rencontre.

On ne peut ici, comme dans un travail purement abstrait, citer sur la foi des maîtres les mots techniques, les formules, les locutions, les classifications, les démonstrations admises, et se contenter d’une intelligente compilation.

Il faut connaître son sujet bien plus profondément, s’en rendre maître d’une manière bien plus complète, afin de pouvoir traduire dans un langage qui soit compris de tous, et sans les faire dévier de leur sens, ces mots techniques, ces formules, ces locutions, ces démonstrations, etc., et discerner ce qui peut être retranché de ce qui doit être conservé.

Quelques mots maintenant sur le plan que nous avons suivi :

« L’ensemble complexe des connaissances physiques appelé la météorologie n’est pas encore constitué à l’état de science », disait M. Biot, en décembre 1855, dans une discussion à l’Académie des sciences.

Et M. Regnault ajoutait : « Les premiers principes à suivre dans les observations ne sont pas même posés et formulés ; on ne sait pas encore ce qu’il faut observer, comment il faut l’observer, ni où on doit l’observer. »

Après la lecture de ces passages, on ne sera pas étonné d’apprendre que la méthode ordinaire dans l’exposition des météores ne repose sur aucun fondement logique.

Jusqu’à ce jour on a divisé les météores en météores aériens, aqueux, calorifiques, lumineux, électriques et magnétiques.

Cette classification est tout à fait artificielle et ne repose