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sur cette mesure une incertitude plus grande que celle des déterminations sur le ciel.

M. Foucault a essayé une nouvelle mesure en 1862, en employant un miroir tournant. Il a trouvé pour vitesse de la lumière 298 000 kilomètres, ou 74 500 lieues de 4 000 mètres par seconde. Suivant les données anciennes, cette vitesse serait de 308 000 kilomètres par seconde. On voit donc qu’il y aurait une assez grande différence.

Cependant on a adressé quelques objections à cette nouvelle détermination. L’ingénieux physicien n’a fait parcourir à la lumière qu’un espace de 20 mètres, et dans cette étendue il lui a fait subir cinq réflexions et traverser un objectif. On a fait remarquer que cet objectif a pu occasionner une diminution de vitesse, et que d’ailleurs personne ne peut même dire quelle est la totalité des phénomènes qui se passent dans une réflexion ; en un mot, que toutes ces conditions ne sont pas celles de la lumière dans l’espace où elle se meut librement ; d’un autre côté, on n’a pas une confiance absolue dans les divisions micrométriques si délicates qu’il a fallu employer.

IV.

Lorsqu’on regarde les objets à travers un prisme de verre, non seulement ils apparaissent considérablement déplacés par la déviation qu’éprouvent les faisceaux lumineux qui traversent le prisme, mais ornés de bandes teintes des plus vives couleurs.