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extrêmement ténue, et tellement subtile qu’on n’en peut constater ni le poids ni l’impénétrabilité ; elle traverse certains corps sans perdre sa vitesse, mais elle peut être arrêtée par d’autres.

Des molécules de cette substance venant à rencontrer l’organe de la vue, une partie pénètre dans l’intérieur, atteint le fond de l’œil et produit la sensation de la vision.

Dans l’hypothèse des ondulations, on ne suppose pas qu’il y ait transport d’un agent matériel à de grandes distances, mais on admet que les vibrations atomiques mêmes des corps lumineux sont communiquées aux atomes d’un fluide éthéré répandu partout.

Ces vibrations se propagent à travers le fluide, arrivent à l’organe de la vue, qui les transmet au nerf optique. Dans cette hypothèse, la nature et la transmission de la lumière seraient analogues à la nature et à la transmission de la chaleur.

Les dernières expériences des savants, les études sur les interférences entre autres, ont rallié tous les esprits à cette dernière hypothèse.

III.

On sait que la lumière s’affaiblit, ou diminue de force, d’intensité, à mesure qu’elle s’éloigne du point d’où elle émane. Cette diminution a lieu en raison directe du carré de la distance ; par exemple, si les distances sont 1, 2, 3, 4, etc., les quantités de lumière reçue aux