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VII.

M. Molard a tiré parti de la puissance de contraction du fer pour rapprocher les murs d’une galerie du Conservatoire, qui menaçaient ruine par leur écartement.

Il fit traverser ces deux murs parallèles par de forts boulons dont les têtes et les écrous s’appuyaient sur de larges rondelles ; il fit chauffer tous ces boulons à la fois, et pendant qu’ils étaient chauds on serra les écrous. Cette manœuvre fut répétée plusieurs fois, et la contraction des boulons, en se refroidissant, eut assez de force pour redresser les murailles, malgré la charge des étages supérieurs.

On sait que la marche d’une horloge dépend de la durée des oscillations du pendule, et celles-ci de la longueur virtuelle de ce pendule, c’est-à-dire de la distance de son axe de suspension à son axe d’oscillation. Or, cette distance se modifie avec la température, qui fait varier la longueur de la tige. Si l’on veut que le pendule donne la mesure exacte du temps, il faudra donc chercher à compenser cette dilatation.

On y parvient en composant un pendule de substances qui se dilatent inégalement pour un même changement de température, et combinées de manière que les effets de la dilatation des unes soient corrigés par les effets de la dilatation des autres, s’effectuant en sens contraire.

Cette compensation est obtenue en multipliant les châssis et en les combinant pour que leurs effets s’ajoutent