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le diamètre considérable n’avait pas permis jusqu’à ces derniers temps d’apercevoir l’ensemble.

La dépression du baromètre augmente progressivement depuis les premières manifestations de l’ouragan jusqu’au centre, où il atteint le minimum de hauteur. On conçoit que ce phénomène puisse être intimement lié aux explosions des gaz dans les houillères.

Les conclusions pratiques que l’on peut tirer des recherches de M. Dobson et des lois des ouragans sont les suivantes :

1° Il est aussi nécessaire pour le mineur que pour le marin de consulter avec soin le baromètre et le thermomètre.

2° Les précautions à prendre, si l’on fait descendre les mineurs dans les mines au moment où le baromètre est très bas ou le thermomètre très haut, doivent être excessives. Il vaudrait mieux peut-être suspendre le travail.

3° Des observations barométriques et thermométriques faites à l’ouverture des puits des mines, à des intervalles réguliers suffisamment rapprochés, présentent un grand intérêt, ou plutôt sont tellement nécessaires, que les administrations devraient les imposer.