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nombreux avant qu’un célèbre chimiste, Humphry Davy, eût imaginé d’envelopper les lampes des mineurs d’un tissu métallique qui, sans intercepter la lumière et l’air, empêche la flamme de se communiquer au dehors.

La lampe de Davy, que l’on appelle aussi lampe de sûreté et lampe des mineurs, se compose d’une lampe à huile ordinaire, enveloppée dans une espèce de cage en gaze métallique. Lorsque cette lampe se trouve au milieu d’une atmosphère de grisou, l’explosion n’a lieu qu’au sein de la cage, parce que la toile métallique refroidit assez la flamme produite par l’explosion pour qu’elle ne se propage pas au dehors.

Ordinairement on fixe sur la mèche des lampes de sûreté plusieurs fils de platine roulés en spirale, qui restent encore incandescents après que la lampe s’est éteinte par l’effet de l’explosion, et qui répandent une lueur assez vive pour guider le mineur dans l’obscurité et l’avertir de prendre la fuite.

L’invention de ces lampes, qui rendent aux mineurs un service inappréciable, date de 1815 ; leur construction a été perfectionnée par MM. Robert, Muesclet, Dumesnil, Combes, etc.

L’aérophore, appareil inventé par M. Denayrouse, auquel l’Académie des sciences vient de décerner un de ses prix, est appelé à venir grandement en aide aux mineurs. Il a pour but de munir d’une atmosphère indépendante du milieu dans lequel elles sont plongées, les personnes exposées aux influences de l’air vicié. Il se compose principalement d’un réservoir en tôle d’acier qui est chargé d’air atmosphérique à la pression de 25