Page:Rambosson - Histoire des Météores, 1883.djvu/435

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


celle du volcan de la Réunion a employé dix jours entiers pour franchir, sur un terrain incliné, la petite distance du cratère à la mer. M. de Buch a vu, en 1805, un torrent de laves sortir du sommet du Vésuve et atteindre le bord de la mer à 7 000 mètres du point de départ en trois heures. Les laves de l’Etna emploient, dans les terrains plats de la Sicile, des journées entières pour s’avancer de quelques mètres. La couche superficielle est quelquefois figée et en repos, tandis que la masse centrale incandescente et fluide coule encore.

X.

Il existe une cinquantaine de volcans en Amérique ; les plus remarquables sont ceux de Jorrullo de Guatemala, qui a 4 000 mètres de hauteur ; de Pichincha, élevé de près de 5 000 mètres ; de Cotopaxi, qui s’élève à 5 750 mètres, et celui de l’Antisana, qui en atteint 6 000.

L’Asie et l’Océanie présentent un grand nombre de volcans en activité.

On compte 205 volcans brûlants ; 107 sont situés dans les îles, et 98 dans les continents, à proximité des côtes.

Cette position des volcans en activité dans le voisinage de la mer, quoique étant un fait déjà assez remarquable par lui-même, le devient encore davantage lorsque l’on considère les phénomènes qui ont eu lieu à Santorin, aux Açores, sur les côtes d’Islande, lesquels ne doivent