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force expansive suffisante pour déchirer leur enveloppe, ou qu’ils ont pu se faire jour jusqu’à quelque bouche volcanique, ils entraînent avec eux, sous forme de laves, une portion de la matière dont ils sont entourés, et l’éruption met fin au tremblement de terre.

II.

Il est en effet constaté que les volcans sont liés d’une manière intime à ces phénomènes.

Un des plus terribles, celui qui renversa Lima en 1548, fut terminé par l’ouverture de quatre volcans. En 1759, dans les environs de Pouzzoles, après deux ans de secousses et de bruits souterrains presque continuels, le sol se crevassa, vomit une quantité de flammes et de vapeurs ; une ouverture lança pendant sept jours tant de cendres et de scories, que le lac Lucrin fut en partie comblé, et qu’il se forma sur les bords une montagne, le Monte Nuovo. haute de 142 mètres.

Au Mexique, en 1759, on vit se produire de la même manière le volcan de Jorullo. En 1815, tout l’Archipel fut agité par de violents tremblements de terre, à la suite desquels un volcan, le Sumlava, fit irruption.

La mer participe le plus souvent au mouvement de la terre ; on l’a vue s’élever à de grandes hauteurs, d’autres fois se retirer précipitamment, revenir ensuite avec violence et détruire tout ce qui se trouvait sur son passage. Le plus ordinairement l’atmosphère reste tranquille.

Les rapports des commandants des stations navales