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regarde les paratonnerres des clochers, elle admet, s’ils s’élèvent à 30 mètres au-dessus du comble des églises, que pour ces combles le rayon du cercle de protection se réduit à 30 mètres au lieu de 60.

Il importe cependant de remarquer que ces règles, bien qu’elles soient appliquées depuis longtemps, reposent sur des bases où il entre beaucoup d’arbitraire ; sans les condamner, il ne faudrait pas leur attribuer une valeur qu’elles sont loin d’avoir.

Ne suffirait-il pas, en effet, que d’époque en époque elles fussent ainsi admises traditionnellement, et de confiance, pour que l’on se crût dispensé de les soumettre à quelque contrôle, pour que l’on négligeât de faire sur ce point des observations qui pourraient se présenter, et qui fourniraient à la science des documents qui manquent presque complètement ?

La commission n’admet qu’avec ces réserves, faute de données assez nombreuses et assez certaines, ces règles reçues sur la grandeur du cercle qu’un paratonnerre protège autour de lui ; elles ne peuvent d’ailleurs pas être générales et absolues ; elles dépendent d’une foule de circonstances, et particulièrement des matériaux qui entrent dans les constructions ; par exemple, le rayon du cercle de protection ne peut pas être aussi grand pour un édifice dont les couvertures ou les combles sont en métal, que pour un édifice qui n’aurait dans ses parties supérieures que du bois, de la tuile ou de l’ardoise ; dans ce dernier cas la portion active du nuage orageux, quoique notablement plus éloignée du paratonnerre que de la couverture, exerce cependant sur le paratonnerre une