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dernière des soudures qui se trouve hors du puits, et avoir préparé les moyens mécaniques convenables pour enlever le conducteur et amener au jour son extrémité inférieure.

On sait qu’aucune peinture ne compromet les fonctions électriques d’un paratonnerre ; ainsi, on peut appliquer sur la tige et sur le conducteur les enduits les plus propres à le conserver, en exceptant toutefois la portion immergée, qui doit rester en communication immédiate avec l’eau du puits.

La commission chargée d’étudier l’établissement des paratonnerres des édifices municipaux de Paris trouve inutiles les pointes en platine et adopte, pour placer au sommet de chaque tige, une flèche en cuivre rouge pur, d’environ 50 centimètres de longueur, terminée suivant un cône dont l’angle au sommet sera de 15° avec la verticale, soit de 30° pour l’angle total. La tige doit être en fer forgé, d’une seule longueur, polygonale ou légèrement conique, et autant que possible galvanisée en zinc ; mais sous aucun prétexte elle ne devra être peinte[1].

Cette dernière clause, comme on le voit, n’est pas d’accord avec les indications de la commission académique de 1855.

Dans une note présentée à l’Académie des sciences par M. le général Morin, M. Saint-Edme rappelle que, dans le principe, Franklin voulait que les tiges fussent d’un seul métal ; c’est par suite de la rapide oxydation du fer que

  1. Les Mondes scientifiques, 19 avril 1875.