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c’est à ce pouvoir des pointes que les appareils destinés à préserver les édifices des coups de la foudre doivent leur puissance.

II.

Un paratonnerre se compose d’une tige de fer se terminant en pointe par une de ses extrémités, et communiquant avec le sol par un conducteur. Ce conducteur est une longue barre ou corde aussi en fer. Voici, d’après les rapports faits à l’Académie des sciences sur ce sujet, les notions les plus indispensables à connaître.

La commission nommée en 1855 conseille de terminer le haut des paratonnerres par un cylindre de 2 centimètres de diamètre sur 20 à 25 centimètres de longueur totale ; le sommet doit en être aminci, afin de former un cône de 3 à 4 centimètres de hauteur. Ce cylindre est ajusté à vis sur l’extrémité de la tige de fer du paratonnerre pour en faire le prolongement.

Le conducteur doit être adapté à la tige par une très bonne soudure à l’étain, et aller se perdre dans une nappe souterraine qui laisse un libre cours à l’électricité, telle, par exemple, que celle des puits du voisinage qui ne tarissent jamais et qui conservent au moins 50 centimètres de hauteur dans les saisons les plus défavorables.

De loin en loin il sera nécessaire de reconnaître l’état du fer immergé, car il y a certaines eaux qui pourraient peut-être le corroder trop profondément dans une période de quatre ou cinq années. Il faudra donc défaire la