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ronnier d’Inde, 1 ; marronnier, 1 ; noyer, 1 ; aubépine, 1 ; orme, 1.

À l’occasion de cette communication, M. Biney fait remarquer avec raison que les foudroiements sont en général déterminés par la nature du terrain. C’est ce qui fait que dans certaines localités les orages sont plus désastreux que dans d’autres. Le hêtre croît généralement sur un terrain sec et sablonneux ; de tels terrains sont mauvais conducteurs de l’électricité, et par conséquent moins sujets que les terrains humides à recevoir les décharges de la foudre : on peut expliquer ainsi l’espèce d’immunité dont paraît jouir le hêtre.

La frayeur que cause la foudre a poussé de bonne heure à chercher les moyens de s’en garantir. On s’est successivement revêtu de certaines peaux, on s’est couvert la tête de laurier, on a tiré le canon, sonné les cloches, moyen plus propre à attirer la foudre qu’à l’éloigner ; on a enfin interrogé la science, qui nous a donné les paratonnerres. Étudions ces curieux instruments.