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muraille rencontre une route fréquentée, on distingue très bien, à la lunette, les images réfléchies des passants, des chevaux et des voitures, lorsqu’ils se présentent près du prolongement du mur.

À un degré plus ou moins intense, ces phénomènes ont lieu tous les jours, ou du moins toutes les fois que le soleil éclaire les murs des fortifications, depuis deux ou trois heures.

Le mirage se manifeste à Paris dans beaucoup d’endroits d’une manière permanente, l’hiver et l’été, la nuit et le jour. Lorsque le soleil brille avec un certain éclat, on peut l’observer très facilement sur toutes les surfaces planes d’une certaine étendue exposées au soleil, sur les parapets des quais, sur les trottoirs, sur les marches des églises, etc.

VI.

M. Paris a étudié un phénomène de mirage consistant dans l’exhaussement et non dans le renversement des objets qui se montraient à lui au-dessus des dunes d’Aigues-Mortes.

Après avoir observé quelques instants, il vit sur sa droite des groupes d’arbres se mettre en mouvement, leur image s’allonger, se doubler de hauteur, puis s’élancer avec la rapidité de la pensée vers un nuage qui se formait au-dessus, et avec une rapidité non moins grande redescendre renversée, et aller rejoindre l’image inférieure au milieu de la distance qui séparait leurs bases.