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XI.

Outre ces dispositions particulières, j’avais d’autres raisons encore, qui me faisaient prendre un plaisir extrême à l’examen de ces grands météores, surtout dans mon voyage de retour.

Par sa disposition et la hauteur de ses montagnes, l’île de la Réunion présente des facilités exceptionnelles pour l’étude des ouragans. Leurs lois étaient connues là mieux peut-être que partout ailleurs ; aussi ai-je pu les étudier dans leurs détails les plus minutieux, et j’étais heureux toutes les fois que l’occasion se présentait de faire des observations nouvelles à leur sujet et de contrôler les connaissances acquises.

Ces lois si claires et si bien formulées n’étaient pas très connues en Europe, et peu après mon retour à Paris, M. Le Verrier, qui, par sa haute position, par sa vaste science, par sa vigoureuse initiative, s’était placé à la tête des études météorologiques, donnait la plus large publicité à la note suivante : « Les lois des tempêtes ne pourront être connues qu’à la condition de rassembler un nombre immense de documents de tous les points du globe et de les soumettre à une discussion approfondie. C’est assez dire que ce doit être l’œuvre de tous. »

Cette note, qui confesse que les lois des ouragans restaient à découvrir, n’ayant été relevée par personne, nous nous sommes déterminé alors à faire quelques communications à l’Institut sur les lois et les manifestations de ces