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s’arrête. Alors, pendant deux ou trois heures, on voit cet instrument monter et baisser à chaque demi-heure, sans avoir de mouvement prononcé, soit en hausse soit en baisse.

C’est un signe presque certain que l’on se trouve le plus près du centre ; que la plus grande violence a été ressentie et que les rafales ne vont plus désormais aller qu’en diminuant ; cet indice rassurant doit ramener l’espoir et la confiance chez tous ceux dont les intérêts étaient si cruellement menacés.

Lorsque après le passage bien constaté d’un cyclone dans le voisinage, on voit le baromètre s’arrêter dans son mouvement de hausse, on peut être à peu près sûr qu’une seconde perturbation s’avance, et si l’on reconnaît positivement l’existence d’un nouveau cyclone, il est permis de faire quelques suppositions sur sa course probable, car il est reconnu que les cyclones simultanés suivent des routes distinctes qui ne se confondent que très rarement.

La baisse barométrique totale est d’autant plus grande que la raréfaction centrale est plus complète, et cette raréfaction elle-même, produite en grande partie par la force centrifuge, s’augmente en raison de l’accroissement du mouvement rotatoire qui fait la violence des rafales. Le baromètre baisse donc à mesure que la violence du vent est plus intense, et les ouragans les plus désastreux sont aussi ceux qui l’influencent davantage.