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gan après le passage du centre, comme déjà nous l’avons fait remarquer, est toujours plus courte que la première.

La lenteur de la baisse barométrique indique aussi que la vitesse de translation du météore est peu rapide ; mais dans ce cas, comme dans celui d’un grand diamètre, cela indique toujours que la durée de la tempête sera plus considérable que dans les circonstances ordinaires. Ces approximations sur la durée d’un ouragan n’ont de valeur que lorsque le météore passe directement sur le lieu de l’observation, et non pas s’il voyage à quelque distance au nord ou au sud.

À l’approche de l’ouragan, un calme stupéfiant accompagné d’un air chaud et étouffant, règne pendant vingt-quatre heures ; on dirait que la nature recueille toutes ses forces pour accomplir l’œuvre de dévastation qui va marquer le passage du funeste météore.

Ce calme précurseur doit donc être considéré comme de très mauvais augure et faire redouter une convulsion terrible.

Il arrive presque toujours que le thermomètre se tient à une hauteur plus grande que la moyenne ordinaire, dans les quarante-huit et vingt-quatre heures qui précèdent les premières rafales.

XV.

Quelle que soit la marche suivie par l’ouragan, on est au point le plus rapproché du centre dès que le baromètre commence à osciller et que son mouvement de baisse