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rents d’eau qui nous inondent, font que nous ne savons plus si nous sommes sur ou sous les flots.

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Fig. 4. — Les naufragés.

Tous les animaux, singes et éperviers que nous avions en liberté, chiens, porcs, poules, oies, etc., viennent épouvantés se réfugier auprès de nous, et cherchent à se cacher dans nos vêtements. — Les cris, les pleurs, les prières des passagers, surtout des femmes et des enfants, se mêlent aux voix des matelots qui répètent les commandements du capitaine ; tout cela, dans ce moment suprême, emprunte à la tempête, à l’isolement au milieu des rafales, un accent particulier, sauvage, effrayant.

Enfin, nos matelots, avec l’intrépidité que donne la présence du danger imminent, luttent contre l’ouragan