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V.

Le tourbillon prend généralement naissance par une latitude de 5 à 10 degrés.

Une fois formé, il se met en marche, dans les mers du Sud, de son point d’origine vers le sud-ouest du monde, continuant dans cette direction jusqu’à ce qu’il ait atteint une certaine latitude, pour reprendre une nouvelle direction vers le sud-est, et former ainsi une parabole dont les deux branches s’écartent plus ou moins l’une de l’autre.

La différence de densité des diverses couches atmosphériques qu’il traverse, le mouvement rotatoire lui-même, doivent imprimer au cyclone un mouvement oscillatoire ; il en résulte qu’au lieu de décrire une parabole régulière, la course du cyclone figure plutôt une spirale, s’enroulant autour de la parabole, dans le genre de celle indiquée figure 52. Il est évident que cette figure n’est pas orientée pour indiquer la direction du cyclone ; elle représente seulement le mode de translation, comme d’ailleurs le dit la légende.

Les navires qui se trouvent près du centre du météore sont nécessairement soumis à son action oscillante, qui tour à tour les fait entrer dans le calme central et les rejette sur le bord voisin ; de là ces rafales terribles auxquelles succède un calme plus ou moins complet. Cela explique également comment des navires ont vu le vent faire plusieurs fois et très rapidement le tour du compas.