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conséquence d’une accumulation de nuages dont on ne sent les dangereux effets qu’au moment où ils passent au zénith du lieu d’observation. Le plus souvent succèdent la pluie et l’orage. On peut consulter sur ce sujet un excellent travail de M. le docteur Borius[1].

Homère paraît avoir parfaitement étudié ces phénomènes : « Lui-même (Hector), hors des rangs s’élance plein de courage et tombe dans la mêlée. Telle la tempête, bondissant du haut des nuages, soulève les sombres flots de la haute mer[2]. »

VII.

La théorie des trombes a été vivement discutée à l’Académie des sciences pendant l’année 1875 par M. Faye et d’autres savants éminents. À l’occasion de la trombe de Hallsbery, M. Faye donne le résumé des conclusions éparses dans ses nombreux Mémoires, à peu près en ces termes : 1° Les mouvements giratoires à axe vertical se produisent dans l’atmosphère aux dépens des inégalités de vitesse des grands courants horizontaux ; c’est un phénomène général, semblable mécaniquement aux tourbillons de nos cours d’eau. 2° Les mouvements tourbillonnaires à axe non vertical, ne sont pas persistants et de forme géométrique comme les premiers, ils tendent à se détruire à mesure qu’ils se forment. 3° Les mouvements giratoires à axe vertical, connus sous les noms de

  1. Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1875, 2e semestre.
  2. Iliade, chap. XI.