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L’astre du jour élève les mers à midi et à minuit, heures de son passage au méridien, et les laisse, au contraire, s’abaisser à dix heures du matin et à dix heures du soir.

Deux fois le mois, aux syzygies, ces deux sortes de marées s’accordent dans leurs directions et se réduisent à une seule, parce qu’alors le soleil attire les eaux du même côté, dans le même sens que la lune, et produit un effet commun avec elle ; tandis qu’aux quadratures, comme nous l’avons fait remarquer, le soleil, par sa position perpendiculaire à celle de la lune, contrarie l’action de cet astre ; en sorte que les marées sont plus petites aux premiers et aux derniers quartiers, et plus grandes aux pleines et aux nouvelles lunes.

VIII.

Le point le plus élevé de la marée ne se trouve pas précisément au-dessous de la lune, mais toujours à quelque distance vers l’orient, et cette distance n’excède jamais 15 degrés.

Les eaux de l’Océan n’obéissent pas tout à coup à l’attraction qui les soulève ; leur état d’inertie s’y oppose et les empêche de suivre subitement la marche de l’astre qui agît sur elles.

C’est pour cette raison qu’elles n’atteignent pas leur plus haut point d’élévation au moment même où l’attraction lunaire est parvenue à sa plus grande force, mais seulement quelque temps après.