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Telle est la cause des brouillards que l’on rencontre fréquemment sur les rivières, pendant l’été, après une pluie d’orage ; l’air, saturé d’humidité, est plus chaud que la surface de l’eau, et dès qu’il approche des lieux où la fraîcheur de la rivière se fait sentir, la vapeur d’eau qu’il contient se condense et devient visible.

On peut de même expliquer pourquoi l’haleine ternit une glace, pourquoi pendant l’été, une bouteille sortant de la cave se couvre de vapeur condensée.

II.

Les nuages sont des amas de brouillards plus ou moins épais, suspendus à diverses hauteurs dans l’atmosphère, quelquefois immobiles, souvent emportés par des courants d’air ou par des vents impétueux. Les brouillards qui se forment à la surface de la terre ou dans les airs, deviennent des nuages lorsqu’ils sont rassemblés et entraînés par les vents sans être dispersés.

La forme, l’apparence et la disposition des nuages paraissent si variées, qu’il semble difficile d’établir entre eux une classification ; cependant on les a ramenés à trois types principaux : les cirrus, les cumulus et les stratus (fig. 36).

On donne aux différentes modifications de ces nuages les dénominations de cirro-cumulus, cirro-stratus, cirro-cumulo-stratus ou nimbus, nuages orageux et pluvieux.

Les cirrus se composent les filaments déliés, dont l’ensemble présente l’aspect, tantôt d’un pinceau, tantôt de