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trielles que l’on peut obtenir de la chaleur solaire ; les encouragements qui lui arrivent de points très éloignés, lui sont un nouveau témoignage que leur importance est vivement sentie de tous ceux qui vivent sous un climat brûlant. Dans le courant de 1876, il a présenté à la même Académie, un appareil qui permet d’utiliser la chaleur solaire pour porter des liquides à l’ébullition, et faire cuire des aliments dans l’espace d’une demi-heure[1].

Les alambics solaires ont également fourni d’excellents résultats. Munis de miroirs de moins d’un demi-mètre carré, ils portaient trois litres de vin à l’ébullition en moins d’une demi-heure, et donnaient une eau de vie fine, franche de tout mauvais goût. Le récepteur solaire du Trocadéro qui a fonctionné pour la première fois le 2 septembre 1878, a porté, en une demi-heure, 70 litres d’eau à l’ébullition[2].


  1. Comptes rendus de l’Académie des sciences, séance du 2 octobre 1876.
  2. Ibid. 1878, 2me semestre.