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L’annuaire pour l’an 1868, publié par le bureau des longitudes, fait remarquer qu’au mois de juin 1865, on a posé sous le sol du jardin de la Maternité, des tuyaux de conduite pour le gaz d’éclairage ; que ces tuyaux, qui passent à trois mètres environ du pilier en pierre qui servait de support aux boussoles de déclinaison et d’inclinaison, exercent une influence très sensible sur les aiguilles, et qu’il n’est plus possible de compter désormais sur l’exactitude des résultats qui se déduiraient des observations magnétiques faites dans de telles conditions.

La déclinaison observée à Paris n’est pas la même dans tous les autres lieux de la terre ; elle n’est d’ailleurs point constante dans un même lieu ; occidentale aujourd’hui à Paris, elle y a été autrefois orientale comme on vient de le voir.

Mais ces grandes variations ne s’accomplissent que dans des temps assez longs, comme des années et même des siècles, et semblent tenir à un déplacement progressif des pôles mêmes du globe.

Ce fut Christophe Colomb qui, en 1492, observa pour la première fois la déclinaison de l’aiguille aimantée, lorsque poursuivait, à travers l’Océan, la découverte du nouveau monde. Ce sont les navigateurs hollandais, en 1599, d’après les ordres du prince de Nassau, qui dressèrent les premières tables un peu précises relatives à ce phénomène important.

Un autre phénomène remarquable, c’est l’inclinaison de l’aiguille aimantée. En 1576, Robert Norman, constructeur d’instruments à Londres, avait constaté qu’il