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couche neutre, il en résulte donc nécessairement un transport d’électricité négative de haut en bas, ou, ce qui revient au même, un courant d’électricité positive ascendant dans le fil conducteur qui réunit deux lieux inégalement élevés au-dessus de la mer.

On le voit, les phénomènes électriques qui se passent à la surface de notre globe et dans notre atmosphère sont passablement complexes. Il y a d’abord un fait général, savoir, l’accumulation par l’effet des vents alizés, dans l’atmosphère des régions polaires, de l’électricité positive dont l’air des régions équatoriales se trouve constamment chargé par les particules de vapeur aqueuse qui s’y élèvent des mers. L’influence de cette électricité positive accumule et condense près des pôles une grande portion de l’électricité négative que possède la partie solide du globe, en même temps qu’elle est aussi condensée par elle. Les décharges plus ou moins fréquentes qui ont lieu entre ces électricités condensées à travers l’atmosphère, donnent naissance aux aurores polaires dont l’apparition est toujours accompagnée de courants électriques circulant dans le sol ; ces courants manifestent leur présence, soit par leur action sur les aiguilles de la boussole, soit par leur transmission à travers les fils télégraphiques.

Mais, outre le fait général et dominant que rappelle M. de la Rive, il existe un grand nombre de faits particuliers et locaux, provenant des inégalités de tension dans la distribution plus ou moins variable de l’électricité, soit négative, soit positive, dont sont respectivement chargés le globe terrestre et son atmosphère. Tels sont les orages ordinaires et tous les phénomènes variés qui les accom-