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pas sur la constitution intime des phénomènes ; car l’électricité, par exemple, joue un rôle aussi principal dans certains phénomènes aériens ou aqueux, tels que la formation des ouragans, des trombes, de la grêle, etc., que dans les phénomènes regardés comme spécialement électriques ; de même, l’air et l’eau ont une grande influence dans la plupart des phénomènes qu’on rassemble dans une autre classification.

Mais une chose certaine, c’est que la chaleur, la lumière, l’électricité et le magnétisme sont la cause principale de tous les météores : leur formation est impossible sans l’intervention de ces agents.

Il est donc bien évident que la base naturelle, logique, d’un traité de météorologie doit être l’étude de ces agents. C’est par là que nous commencerons après un aperçu de l’influence des voyages dans la science, puis nous passerons successivement en revue les grands phénomènes de la nature dans l’ordre qui nous a paru le plus naturel.

Comme nous changeons ainsi la méthode, l’ordre habituel admis dans les ouvrages de météorologie, quelque logique que notre plan nous ait d’abord paru, nous n’aurions pas osé en faire l’application, si les maîtres illustres qui font autorité dans l’étude de cette science ne nous y avaient fortement engagé.

Pour atteindre le but que nous nous sommes proposé, c’est-à-dire celui d’intéresser à la science, de lui enlever ce qu’elle a de trop rebutant, de trop aride, de la faire aimer tout en répandant des connaissances utiles, nous avons été obligé de supprimer bien des choses que nous aurions conservées dans un traité plus abstrait. Cependant