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îjtf FRAGMENS

33 excès , parce qu'on n'a point pitié d'un fcclérat. Il aj faut donc qu'ils aientune bonté médiocre, c'eft-à- >3 dire , une vertu capable de foibleilè , & qu'ils tom- J5 bent dans le malheur par quelque faute , qui les failc » plaindre , fans les faire détefter. m

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ENTRE, BURRHUS, ET NARCISSE. - Retranchée de la Tragédie de BRITANNICUS

B U R K H U s.

  • ^uoi , NarcifTe au palais obfédant l'Empereur,

Laide Britannicus en proie à fa fureur; NarciiFe, qui devroit d'une amitié finccrc Sacrifier au fils tout ce qu'il tient du pcrc? Qui devroit , en plaignant avec lui fon malheur, Loin des yeux de Ccfar détourner fa douleur? Toulez-vous qu'accablé d'horreur, d'inquiétude , Prelle du défefpoir qui fuit la folitude , Il avance fa perte en voulant l'éloigner. Et force l'Empereur à ne plus l'épargner? Lorfque de Claudius l'impuiflante vieilleflc Laifla de tout l'Empire Agrippine maîtrelfc, Qu'inftruit du fuccefleur que lui gardoient les Djcux 11 vit déjà fon nom écrit dans tous les yeux : Ce Prince , à fcs bienfaits mefurant votre zélé. Crut laifler à fon fils un Gouverneur fidèle , Et qui, fans s'ébranler , verroit pafler un jour Du côté de Néron , la fortune & la Cour. Cependant aujourd'hui fur la moindre menace. Qui de Britannicus préfage la difgrace, Narciffc , qui devoir le quitter le dernier , Semble dans le malheur le plonger le prciçicr.

  • fille ctoit la pretstcre dN troiiîcioc oÂc.

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