Page:Racine Théâtre Barbou 1760 tome1.djvu/288

Cette page n’a pas encore été corrigée

248 LES PLAIDEURS,

A-t-on jamais plaidé d'une ccUe méthode ? Mai* qu'en dit l'afTcmbléeî

L E A N D R E.

Il eft fort à la modff. l' I N T I M É d^un ton véhémenr. Qu'arrivc-t-il , Mefîieurs î On vient. Comment vient-OJj On pourfuit ma Partie. On force une maifon. Quelle maifon ? Maifon de notre propre Juge. On brifc ic cellier qui nous fert de refuge. De vol , de brigandage , on nous déclare auteurs. On nous traîne , on nous livre à nos accufateurs , A maître Petit Jean, Mefïieurj. Je vous actcftc; Qui ne fait que la loi , Si quis canis , digeftc^ De VI , paragraphe , Me^ieurs , caponihus , Eil manifertement contraire à cet abus ? Ft quand il feroit vrai que Citron ma Partie, Auroit mangé , Meflïeurs , le tout , ou bien partie Dudit chapon. Qu'on mette en compenfation Ce que nous avons fait avant cette adion. Quand ma Partie a-t-elle été réprimandée ? Par qui votre maifon a-t-elîe éré gardée ? Quand avons-nous manqué d'aboyer au larron ? Témoin j trois Procureurs , dont icclui Citrcm. A déchiré la robe. On en verra les pièces. Pour nous jufiiEsr , voulez vous d'autres pièces ?

Petit Jian, Maître Adam.i.

L* I N T I M É»

LailFcz-nous. Petit Jeak,

I/intimé.M

l' I N T I M É.

LaîfTez-nous. Petit Jean,

��S'enroue.

��l'I X T I M K.

Hé, laiiTcz nous. Euh, Euh»

�� �