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Comment les Chats-fourrei viuent de corruption.

Chapitre XIIII.

ES paroUes n’eftoienc acheuees, quant frère lean aperceuc foixante & huift Galleres & Fregades arri- uances au port : là foudain cou- rut demander nouuelles. Enfemble de quelle marchandife elloienc les vaifTeaux chargez, vit que tous chargez eftoient de venaifon : leuraux, chappons, palombes, cochons, cheureaux, vaneaux, poullecs, canards, albrans, oifons, & autres fortes de gibier. Parmy aufli, apperceut quelques pièces de velours, fatin, & damas. Adonques incerrogua les voyagiers où & à qui ils portoient ces frians morceaux. Ils ref- pondirent que c’eltoit à Grippe-minaud, aux Chats- fourrez, & Chattes-fourrées.

Comment, dift frère lean, appelez vous ces dro- gues là ? Corruption, refpondoient les voiagers. Ils donques, dift frère lean, de corruption viuent, en génération périront. Par la vertu dieu c’ell cela, leurs pères mangèrent les bons gentils-hommes qui par raifon de leur eftat s’exerçoient à la vollerie, & à la chafTe pour plus eftre en temps de guerre eicorts