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Page:Rabelais marty-laveaux 03.djvu/365

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A MONSEIGNEVR DE MAILLEZAIS. 357

douze centz en vne des plus grandes & belles nauires des Geneuois : & ce fuc prez vn porc des Luquois nommé Lerzé. L’occafion fut parce qu’ils s’en- nuyoienc fur la mer & voulans prendre terre mais ne pouuans à caufe des Tempeftes & difficulté du temps penferent que le Pilo : te de la Naue les voulufl : toufiours délayer fans aborder. Pour cette caufe le tuèrent & quelques aulcres des Principaulx de ladicte nef. Lefquels occis la Nef demeura fans Gouuerneur, & en lieu de caller la voille les lanfquenets la hauf- foient comme gens non pratifs en la marine & en tel defarroy périrent à vn geO. de pierre près ledid Port.

Mo^■s^ l’ay entendu que Monfieur de La Vaur qui efloit Ambaftadeur pour le Roy à Venife a eu fon congé & s’en retourne en France. En fon lieu va Monf*". de Rodez & ia tient à Lion fon train preft, quand le Roy luy aura baillé fes aduertiïïemens.

MoNS"". Tant comme ie puis humblement à vollre bonne grâce me recommande priant noflre Seigneur vous donner en fanté bonne vie & longue. A Rome, ce vingt huift*^. de lanuier 1536.

Voftre très humble feruiteur

François Rabelais.