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Page:Rabelais marty-laveaux 03.djvu/312

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Car d’vne part les Nayades y font
Dcjfus le Clan doulce riuiere, où font
Chères trefgrans auecques les Hymnydes
Se gaillardans es prei verds & humides.

Apres y font par les arbres & boys,
Aultres qui font refonner hault leur voix,
C’eji affauoir les filuejîres Driades
Portans le verd, & les Amadriades,
Et dauantage Oreades aux mons
Dont bien fouuent on oyt les doulx fermons.
Et puis après les gentilles Nappées
Qui rage jont par chanfons decouppées
De bien chanter aux cajîellins ruyffeaux
Par les lardins nourriffans arbriffcaux.

Et lors qu Aurore ejl en fon appareil
Pour dénoncer le leuer du Soleil.
En cheminant foubj les verdoyans vmbres
Pour oublier les ennuyeux encombres,
Tu puis ouyr des nymphes les doulx chans
Dont font remplij boys boucages & champs.

Et qui vouldra prier dieu (ce que prife)
On trouuera la trefplaifante eglife
Oiifainôl Martin feit habitation
Par certain temps en contemplation.
Et où deux mors par fureur & tempe Jle,
Refufci tel furent ^ f*^ requefie.

Apres y font les bons fruiûi & bons vins
Que bien aymons entre nous Poiéleuins.

Et le parfaiél qu’il ne fault qu’on refecque
C’ejl la bonté du reuerend euefque
De Alailleiays feigneur de ce beau lieu
Par tout aymé des hommes, & de dieu,]
Prélat deuot de bonne confcience,
Et fort fçauant en diuine fcience,