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Page:Rabelais marty-laveaux 03.djvu/286

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278 EPISTRE DV LYMOSIK.

Que l’œil qui l’a abfenté d’vn feul iour, Tout efgaré fe trouue à fon recour : Penlant à veoir vn nouuel édifice, Dont la matière eft plus que l’artifice.

Or (pour redir au premier propofite) Il n’efl : décent que tu te difpofite, Tant que l’hiberné aura ion curfe intègre, De rclinquer l’opime, pour le maigre.

Puis que bien ftas (grâce au fouuerain loue) Nous t’exhortons que de là ne te motie, Si tu ne veux veoir tes aures vitales Bien tofi : voiler aux Parques, & Fatales : Car cefl : air ell : inimice mortel D’vn iouuenceau délicat & tenel : Mefme en ce temps glacial, qui transfère La couleur blonde en nigre & mortifère.

Eflans incluz es laques, & nemores : A peine auons pour pedes, & femores Callificr, vn pau’.ire fafcicule.

Conclufion, tout aife nous recule. Et il n’eftoit quelque proximité, Que nous auons à la grande cité, Où nous pouuons aller aliques vices, Pour incomber aux iucunds facrifices De Genius le grand Dieu de nature : Et de Venus (qui ei\ fa nourriture) De relier vifz nous feroit impofllble \n hebdomade : ou bien fain, & habile Seroit celuy qui pourroit efchapper. Que febre à coup ne le vint atrapper.

"S’oy par cela, quelle cil : la différence Du tien feiour en mondaine plaifance, Et de la vie amere & cruciée Que nous menons : toufiours afTocice