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Page:Rabelais marty-laveaux 03.djvu/199

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PROLOGVE DV QVART LIVRE. I91

doulce, nepueu de l’adaocac de feu Amer, lequel difoic l’xle du chapon gras eftre mauuaife, & le croppion redoutable, le col aiïez bon, pourueu que la peau en full oftée : à fin que les malades n’en mangeaflent, tout fuft referué pour fa bouche. Ainfi ont faift ces nouueaux Diables engipponnez, voyant tout ce monde en feruent appétit de voir & lire mes efcriptz par les liures precedens, ont craché dedans le baflin : c"ell à dire les ont tous par leur mani- ment conchiez, décriez, & calumniez : en celle intention que perfonne ne les euft, perfonne ne les leuft, fors leurs Poiltronitez. Ce que i’ay veu de mes propres yeulx, ce n’eftoit pas des aureilles : voyre iufqueàles conferuerreligieufement entre leurs befongnes de nuift, & en vfer comme de breuiares à vfage quotidian. Hz les ont toUuz es malades, es goutteux, ’ es infortunez, pour lefquelz en leur mal efiouyr, les auois faidz & compofez. Si ie prenoie en cure tous ceulx qui tombent en mefliaing & mala- die : labeloing ne feroit mettre telz liures en lumière & imprellion.

Hippocrates ha faift vn liure exprès, lequel il ha intitulé, de l’eftat du^ parfaicl médecin (Galien l’a illuilré de doftes commentaires) auquel il commande rien n’eftre au médecin (voyre iufques à particularifer les ongles) qui puiffe offenfer le patient : tout ce qu’eft au médecin, gefles, vifaige, veftemens, paroHes, regardz, touchement, complaire & délec- ter le malade. Ainfi faire en mon endroid, & à mon lourdoys ie me peine & efforce enuers ceulx, que ie prens en cure. Ainfi font mes compaignons de leur coullé : dont par aduenture fommes dicizPara- bolains, au long faucile, & au grand code, par Topinion de deux Gringuenaudiers auiïi folement