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Page:Rabelais marty-laveaux 03.djvu/139

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CHAPITRE XXXII.

eftoit le grand^ l’autre le petit luminaire des apoti- caires. L’heure du foupper venue^ la Royne s’aflit en premier lieu, confequemment les autres félon leur degré & dignité. D’entrée de table toutes furent fer- uies de grolTes chandelles de moulle : excepté que la Royne fut feruie d’vn gros & roidde flambeau flam- boyant, de cire blanche, vn peu rouge par le bout : aufli furent les lanternes du fang exceptées du refte, & la lenterne prouinciale de Mirebalais : laquelle fut feruie d’vne chandelle de noix, & la prouinciale du bas Poitou, laquelle ie vy eftre feruie d’vne chan- delle armée : Et Dieu fçait quelle lumière après elles rendoient, aueques leurs mecherons. Exceptez icy vn nombre de ieuncs lanternes du gouuernement d’vne groffe lanterne. Elles ne luifoient comme les autres, mais me fcmbloient auoir les paillardes couleurs. Apres foupper nous retirafmes pour repofer. Le len- demain matin la Royne nous firt choifir vne lanterne, pour nous conduire, des plus infignes Et ainfi prinfmes congé.

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