Ouvrir le menu principal

Page:Rabelais marty-laveaux 02.djvu/517

Cette page n’a pas encore été corrigée
509
chapitre lxvii.


paincture la grande Oriflambe de France, à la veue d’icelle vous rendriez les boyaulx du ventre par le fondement. Mais hen, hen, atque iterum hen.

Ne suys ie badault de Paris ?
De Paris diz ie, auprès Pontoise :
Et d’une chorde d’une toise,
Sçaura mon coul, que mon cul poise.

Badault diz ie, mal advisé, mal entendu, mal entendent, quand venant icy avecques vous m’esbahyssoys de ce qu’en vostre chambre vous estez faict vos chausses destacher. Veritablement ie pensoys qu’en icelle darrière la tapisserie, ou en la venelle du lict feust vostre scelle persée. Aultrement me sembloit le cas grandement incongru, soy ainsi destacher en chambre pour si loing aller au retraict lignagier. N’est ce un vray pensement de Badault ? le cas est faict par bien aultre mystère, de par Dieu. Ainsi faisant, vous faictez bien. Ie diz si bien, que mieulx ne sçauriez. Faictez vous à bonne heure, bien loing, bien à poinct destacher. Car à vous entrant icy, n’estant destaché, voyant cestes armoyries : notez bien tout : sacre Dieu le fond de vos chausses feroit office de Lazanon, pital, bassin fecal, & de scelle persée.

Frère Ian estouppant son nez avecques la main guausche, avecques le doigt indice de la dextre monstroit à Pantagruel la chemise de Panurge. Pantagruel le voyant ainsi esmeu, transif, tremblant, hors de propous, conchié, & esgratigné des gryphes du celèbre chat Rodilardus, ne se peut contenir de rire, & luy dist. Que voulez vous faire de ce chat ?

De ce chat, respondit Panurge. Ie me donne au Diable, si ie ne pensoys que feust un Diableteau à poil follet, lequel naguères i’avoys cappiettement happé en Ta-