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chapitre vii.


de mal les pelotons. Voiez vous ce bureau. Croiez qu’en luy consiste quelque occulte proprieté à peu de gens congneue. Ie ne l’ay prins qu’à ce matin, mais desià i’endefve, ie deguène, ie grezille d’estre marié, & labourer en diable bur, dessus ma femme, sans craincte des coups de baston. O le grand mesnaiger que ie seray. Apres ma mort on me fera brusler en bust honorificque : pour en avoir les cendres en memoire & exemplaire du mesnaiger perfaict. Corbieu, sus cestuy mien bureau ne se ioue mon argentier d’allonger les.ss. Car coups de poing troteroient en face. Voyez moy davant & darrière : c’est la forme d’une Toge, antique habillement des Romains en temps de paix. I’en ay prins la forme en la colonne de Traian à Rome, en l’arc triumphal aussi de Septimius Severus. Ie suis las de guerre : las des sages & hocquetons. I’ay les espaules toutes usées à force de porter harnois. Cessent les armes, regnent les Toges. Au moins pour toute ceste subsequente année si ie suis marié, comme vous me allegastez hier par la loy Mosaïque.

Au reguard du hault de chausses, ma grand tante Laurence iadis me disoit, qu’il estoit faict pour la braguette. Ie le croy, en pareille induction, que le gentil falot Galen. lib. 9. De l’usage de nos membres, dict la teste estre faicte pour les œilz. Car nature eust peu mettre nos testes aux genoulx ou au coubtes : mais ordonnant les œilz pour descouvrir au loing, les fixa en la teste comme en un baston au plus hault du corps : comme nous voyons les Phares & haultes tours sus les havres de mer estre erigées, pour de loing estre veue la lanterne. Et pource que ie vouldrois quelque espace de temps, un an pour le moins, respirer de l’art militaire, c’est à dire, me